Longchamp, enseigne française de prestige

Comment une si petite entreprise familiale fondée en 1948 est-elle devenue une marque incontournable de la maroquinerie de luxe et de l’accessoire?

Longchamp, enseigne française de prestige dans Histoire Longchamp1_1000x8001

 Revenons rapidement sur l’histoire de cette marque tant prisée aujourd’hui, qui repose sur un mix de savoir-faire, de tradition et de grain de folie, perdure depuis plus de 60 ans maintenant et compte plus de 100 boutiques et 2000 points de vente à travers le monde:

La maison Longchamp est fondée par Jean Cassegrain en 1948. Elle était spécialisée à l’origine dans le gainage en cuir de pipes. En effet, la famille Cassegrain est propriétaire du magasin « Au Sultan » pour fumeurs à Paris.  Après la 2GM, JC innove et sort une collection de pipes gainées de cuir qui fait fureur auprès notamment de nombreux soldats des troupes alliées. Ebloui par la majesté des chevaux de course, Jean Cassegrain dépose dès lors la marque Longchamp et en fait son logo.

Dès 1955, la marque se lance dans la petite maroquinerie. Elle se met alors à exporter ses produits à l’étranger obtint un franc succès. Mais la marque prend alors beaucoup d’ampleur, elle se lance dans la confection de bagages, il faut alors trouver de plus grands locaux. En 1960, une nouvelle manufacture est alors ouverte dans le Maine et Loire.

Dans les années 70 nait le concept du sac « Pliage ». Lors d’un voyage au Japon, Philippe Cassegrain, fasciné par les origamis veut réaliser un sac qui se plie comme une enveloppe: sac en nylon et cuir, matières élégantes et résistantes… Cette idée va propulser la marque au sommet et pourra s’étendre à une plus large clientèle. Ce fameux sac est alors vendu à 12 millions d’exemplaires, il va sans dire, qu’il demeure le plus gros succès de la marque. 2,5 millions d’exemplaire de ce complice du shopping est vendu chaque année.

87936 dans Histoire

Longchamp voit alors plus loin et décide de s’étendre davantage afin d’augmenter considérablement les ventes de cette luxueuse maroquinerie. Des boutiques s’ouvrent dans différents aéroports internationaux: Asie, Japon, la notoriété de la marque est telle qu’en 1979, une boutique ouvre même à Hong Kong. Le succès est total.

Une boutique s’ouvre enfin à Paris, rue Saint-Honoré en 1988. En 2000, Longchamp étend sa gamme, se diversifie et propose une ligne de prêt-à-porter pour femmes, des accessoires et des bijoux.

En 2008, la maison souffle ses 60 bougies, reçoit le BFM Award de la « saga familiale », prix qui récompense la famille Cassegrain pour tous les efforts effectués sans relâche depuis sa création.

Elle réédite du coup, avec l’aide de différents artistes afin de raviver toujours un peu plus le phénomène comme par exemple avec Jeremy Scott en 2006 qui avait peint les sacs avec des pochoirs de lettrage comme « Fragile » ou « This is not your bag ». Lors de la 2e grande fête anniversaire de la maison, le 14 juillet à New-York, l’artiste belge Jean-Luc Moerman est l’invité d’honneur. Celui-ci édite alors une  série très spéciale: 60 sacs, 60 dessins, 60 collectors. Inspiré par l’art ancestrale du tatouage, le plasticien  recouvre les Longchamp de motifs organiques, aux impressions psychédéliques, mi Art-Déco, mi art tribal. Les lignes sinueuses et abstraites donnent une allure un peu »street style » et les couleurs (purple, turquoise, fuschia, façon crayon pastel ou feutres gras) mettent de bonnes humeur. Avec un prix plaffonant les 5 000 euro, JL Moerman fait de chacun de ces sacs de véritables oeuvres d’art.

anniversaire-Longchamp

Autre tendance: le »Cosmos »: un fourre-tout malin inspiré du bowling-bag qui a fait des étincelles lors du « statement bag » en automne 2008. Photographié au bras de Kate Moss, l’égérie de la marque depuis 2005, il aimante déjà toutes les envies, en cuir platine comme en fourrure glam.

longchamp_kate4

longchamp-kate-moss-rival

Kate-Moss-by-David-Sims-for-Longchamp

pub_longchamp_kate_moss_et_gaspard_ulliel_reference

Mais pour cette année 2011, Audrey Marnay devient la nouvelle icône de la maison. La jolie rousse au teint de porceleine sera-t-elle à la hauteur après la top britannique Kate Moss? Réponse dans les prochains mois…
audrey__vogue__sandro____et_toute_l___actu_mode_134_north_320x480

 

La petite robe noire

« De qui portez vous le deuil mademoiselle ? Demande Paul Poiret à Chanel. « Mais de vous, monsieur » lui répond-elle. La garçonne vient de tuer Schéhérazade.

 

lbdcocochanel.jpg

 

Salut les filles !

C’est bientôt Noël et Nouvel an, c’est pourquoi je vous propose un article sur une pièce de dressing culte : La Petite Robe Noire ! Pour celles qui ne savent toujours pas comment se vêtir pour ses soirées spéciales pas de panique, cette sombre petite élégante est LA solution passe partout. Rendez-vous dans le premier magasin, vous y trouverez forcément un modèle (sinon ce n’est pas un magasin digne de ce nom emoticone). C’est la robe indispensable à avoir à portée de main dans tout dressing. Elle convient à absolument toutes les occasions, grâce à sa couleur neutre elle reste discrète en même temps qu’élégante, révélant toute la féminité du corps.

Comment la choisir ?

Noire unie et coupe simple, ainsi elle sera réutilisable à n’importe quelle occasion.

La petite robe noire n’est que la base de votre tenue. Considérons-la comme la toile de fond noir d’un tableau à laquelle on ajoutera des éléments sujets d’un thème bien précis. Par exemple pour Noël, on pourra agrémenter la robe d’accessoires rouge ou blanc, voire d’une petite touche de strass … Toujours en prenant garde à bien doser la quantité de bijoux. Il ne s’agit pas de concurrencer le sapin !!! emoticone

Merci Coco !!! ^^

 

Historique:

En 1926, Coco Chanel crée la Petite Robe Noire considérée comme la « Ford de Chanel » à cause de sa simplicité. Lorsqu’elle paraît pour la première fois dans le célèbre magazine Vogue 1926, la Petite Robe Noire déclenche un véritable scandale. En effet, sachez que ce petit bijoux est extrêmement « avant gardiste »dans les années 20. Le public lui reproche une coupe trop courte, limite indécente, et l’utilisation inhabituelle du noir, généralement réservé au veuves et aux domestiques. Cependant les critiques du magazine Vogue américains voient en elle « l’Uniforme de la femme moderne« , et elle est bientôt perçue comme le symbole de l’élégance à la française.

 

La petite robe noire de Chanel
La petite robe noire, inspirée du sarrau d’orpheline 

que Coco portait dans son enfance, s’impose dès 1926.

© La robe Ford, Vogue 1er Nov. 1926 / CHANEL

 

Avant la montée en puissance des Etats Unis (après la Seconde Guerre Mondiale), Paris était la capitale de la mode par excellence, et la française le modèle de toutes les fashionistas. C’est pourquoi La Petite Robe Noire connait une croissance fulgurante. Innovante, elle devient le point de mire de tous les stylistes, et le vêtement de prédilection de nombreuses icônes de la Jet-Set.

L’indémodable Little Black Dress n’a pas fini d’inspirer le monde de la Mode…

 

Voici un petit aperçu des stars qui ont adopté la LBD :

louisebrooks.jpg      Louise Brooks                                                                                                                                           

audreyhepburngivenchy.jpg Audrey Hepburn dans Breakfast At Tiffany’s

lbdedithpiaf.jpg Edith Piaf dite « La Môme »

lbddeneuve.jpg Catherine Deneuve dans Belle de Jour

lbdangie.jpgAngelina Jolie

lbdblakelively.jpg Blake Lively

lbdjessicaalba.jpeg Jessica Alba

lbdkatewinslet.jpg Kate Winslet

lbdleightonmeester.jpgLeighton Meester

lbdlivtyler.jpg  Liv Tyler
Et pour finir une petite vidéo, pseudo « strip tease » de Rita Hayworth dans le film Gilda. C’était sexy à l’époque… il parait. Pour ma part je n’appelle pas ça une danse sensuelle mais une sorte de gigotement… on fait mieux en matière de sex appeal quand même ? Rassurez-moi… Bref, respectons la « retenue » de nos ancêtres.emoticone

Image de prévisualisation YouTube

Rita Hayworth dans Gilda de Charles Vidor  (1946) 

Ses avantages : comme chacun sait, le noir va avec tout et il amincit. De plus, une robe permet un sacré gain de temps lorsqu’on est pressée : nul besoin de dégoter  un top qui va avec elle. Elle apporte une petite touche de chic et de glamour sans en avoir l’air. On peut la porter au bureau, à une soirée ou même pour un brunch. Elle est juste parfaite ! 

Mystérieuse Lady Blue de Dior

ladyshanghai.jpg

          Lady Dior revient dans une nouvelle couleur et avec une nouveau court métrage aussi original que les 2 précédents dans une nouvelle ville monde. Cette fois Marion Cotillard, égérie de Dior pour les quatre opus prévus, se retrouve à Shanghaï où elle est shootée par Steven Klein et mise en scène par David Lynch dans « Lady Blue Shanghaï », un film de 16 minutes.

ladydiorshanghai.jpg

On ne verra la ville que de nuit, sans doute un choix du réalisateur afin de renforcer le mystère de la scène. Le titre même du court métrage apparait comme une silhouette bleue fantomatique devant le panorama de la capitale qu’accompagne une bande son assez faible et continue comme un murmure, comme si Lynch cherchait à retranscrire le silence énigmatique de la nuit. Puis Marion Cotillard, toujours solitaire, apparait dans le hall vide d’un grand hôtel. Seul le bruit de ses talons sur le sol brisent le silence. Puis celui de l’ascenseur qu’elle appelle. L’unique présence d’un réceptionniste à l’air détendu à l’accueil nous rassure un peu. Cependant, la séquence de l’étage est plus oppressante, on passe de l’espace vaste et vide de l’entrée, au couloir long et étroit de l’étage. De plus le cadrage utilisé (gros plan style amateur sur la figure de la jeune femme qui se déplace), rappelle l’atmosphère des thrillers. Pour ne rien arranger, la musique grésillante d’un vieux tourne disque se met en marche et va en grandissant au fur et à mesure que la demoiselle se rapproche de sa chambre. Si c’est pas un clin d’oeil aux films d’horreur ça …;)

 

Notre héroïne, vêtue de Dior, est en voyage d’affaire à Shanghaï lorsqu’elle fait la découverte d’un mystérieux sac Lady Dior bleu posé au centre de sa chambre d’hôtel. L’objet, sorte d’ovni, ainsi présenté sur un socle doré, entouré de fumée blanche et d’une intense lumière semble être sorti de nulle part. On retrouvera dans ce court métrage un message subliminal dans le rapport entre le sac bleu Lady Dior et l’étrange idylle entre Marion et un mystérieux inconnu symbolisé par la rose bleue.

Enjoy : (J’espère que vous comprenez l’english parce qu’il n’y a pas de traduction avec la vidéo) ;)

http://www.dailymotion.com/videoxdpatf

Megan Fox et son double, mascara et celluloïd

meganfoxinterviewmagazinecouverture.jpg
Megan Fox par Craig McDean

 

Cet article est consacré à un shooting, oeuvre du grand photographe de mode Craig McDean qui prend pour modèle Megan Fox, publié récemment dans le magazine américain Interview (créé par Andy Warhol).

 

meganfoxparcraigmcdeanpourinterviewjuinjuillet20104.jpg

 

Pour la caméra, Megan Fox se change en dominatrice sexy aux allures de poupée de porcelaine bien fardée, à l’instar de celle qu’elle manipule sensuellement devant l’objectif. Le mannequin en plastique est, en fait, la reproduction parfaite d’elle même transformée en objet fétichiste. Les poses sont très suggestives sans pour autant tomber dans la vulgarité.

 

meganfoxparcraigmcdeanpourinterviewjuinjuillet20107.jpg

 

L’actrice est pratiquement méconnaissable et sa forte ressemblance avec le mannequin pourrait parfois prêter à confusion, au point où l’on se demanderait laquelle des deux est la vraie Megan Fox. Glamour à souhait, la jeune femme fait honneur une fois de plus à son titre de femme la plus sexy du monde qu’elle a obtenu durant deux années consécutives (2008 et 2009) – à noter que cette année il est revenu à Cheryl Cole (pop star anglaise).

 

meganfoxparcraigmcdeanpourinterviewjuinjuillet20102.jpg
Les photographies mettent en valeur le caractère bien trempé de la jeune star, qui a su conquérir le monde en peu de temps grâce à son regard de braise et sa sensualité … lèvres pleines, chevelure sombre et souple, sans parler de son corps de barbie. Elle a tout pour plaire si bien qu’on la compare souvent à Angelina Jolie.

 

meganfoxparcraigmcdeanpourinterviewjuinjuillet20105.jpg
Consciente de la puissance de l’apparence dans la société actuelle, elle donne en spectacle ce qu’on veut voir d’elle, tout en sachant pertinemment préserver sa vraie nature. En tant que produit d’Hollywood, elle reste avant tout actrice devant les caméras et se fait provocante et sexy face à la presse avide d’images croustillantes.

 

meganfoxparcraigmcdeanpourinterviewjuinjuillet20109.jpg
Megan Fox sait que pour éviter de se faire « avaler » par le système et conserver sa liberté elle ne doit pas se laisser mener à la baguette, et cette baguette c’est elle qui la tient. Pour cela elle n’hésite pas à faire éclater quelques scandales : comme celui de son conflit avec le directeur du tournage de « Transformers », tyrannique selon la jeune femme, et dont elle n’a pas hésité à comparer les méthodes de travail à celles d’Hitler ou de Napoléon.

 

meganfoxparcraigmcdeanpourinterviewjuinjuillet20106.jpg
Les photographies de McDean révèleraient peut être alors les deux visages de Megane Fox. La Megan qu’elle montre, qu’elle manipule et qu’elle met à nu aux yeux du monde, l’actrice en somme. Le mannequin serait donc son personnage (persona = mot latin qui désigne le masque de l’acteur). Et la vraie Megan, celle qui contrôle tout. A moins que ce ne soit le contraire, et qu’elle soit dépassée par son image …

Le rapport ambigu entre les deux figures semblent parfois emprunt de douceur ou de violence et de contradictions, où Narcisse vient parfois pointer le bout de son nez !

meganfoxparcraigmcdeanpourinterviewjuinjuillet20101.jpg

Lady Rouge chante pour Dior

Lady Rouge chante pour Dior dans Actu marion_cotillard_lady-rouge_new-york

 

Dans ce nouveau chapitre du spot publicitaire pour le sac Lady Dior, Marion Cotillard renoue avec la chanson (après son film « La Môme » qui l’a fait reconnaître internationalement). En effet, le groupe rock écossais Franz Ferdinand a écrit spécialement pour elle « The Eyes Of Mars ».  Ce titre fait référence à un film des années 70 « Les Yeux de Laura Mars », l’histoire d’une brillante journaliste hantée par des visions prémonitoires de crimes.

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Le court métrage, filmé par Jonas Akerlund, nous présente New-York au crépuscule et les multiples facettes de la lady Dior urbaine. La voix de l’actrice se fait de velours, avec une empreinte de nostalgie, dans sa chambre tapissée de rouge.  Les roses rouges témoignent de son pouvoir de séduction. C’est une femme qui se fait désirer et qui est consciente de sa beauté. Pour preuve, lorsqu’elle parle à son admirateur au téléphone, elle raccroche sans écouter ses dernières paroles. Subjuguée par sa propre image tel Narcisse, elle rêvasse devant son miroir.

Le sac est représenté par un réseau de lignes qui s’assemblent en formes géométriques étoilées. On les retrouve dans les yeux de la lady et dans un espace intemporel préfigurant le sac lui même qui apparaît en filigrane. Ainsi, Lady Rouge est possédée par le sac et est elle même une personnification de l’accessoire tendance. 

Marion Cotillard évoque la sensualité de l’objet tant convoité par les fashion-victims, représentées par la chanteuse rock’n'roll qui fait son show dans une salle de spectacle rouge déserte. « The Eyes Of Mars » est un chant de sirène destiné à attirer le « sac » Lady Dior rouge sur la scène du crime où la consommatrice, habillée en homme pour l’occasion, l’attend pour la posséder.